Date d’émission3 juil. 2024
Tirage total80 900
Maximum UE82 900
Éditions3
Tranche inscrite2 ★ × 6, alternativement à l’endroit/à l’envers
InscriptionDOCTOR ANGELICUS / CITTÀ DEL VATICANO / 1274 / 2024 / R / A. CICCONI
DessinateurArianna Cicconi (Antonio Vecchio)
Atelier de frappeInstituto Poligrafico e Zecca Dello Stato, Roma
Motif de l’émission
La pièce commémorative rappelle le 750e anniversaire de la mort de Thomas d’Aquin. Le motif le représente vêtu de l’habit de l’ordre dominicain, tenant son œuvre « Summa Theologiae » et une plume ; un soleil rayonnant sur sa poitrine symbolise sa sagesse. La représentation est complétée par l’inscription « Doctor Angelicus », un lys symbolisant la chasteté et l’église Saint-Thomas à Roccasecca, le premier édifice religieux construit en son honneur.
Le motif
Le motif de la pièce représente Thomas d’Aquin dans l’habit de l’ordre dominicain, auquel il appartenait. Dans la main gauche, il tient son œuvre principale, « Summa Theologiae », et dans la main droite, une plume. Sur la poitrine du saint, un soleil rayonnant symbolise sa grande sagesse. Thomas d’Aquin a notamment été désigné sous le nom de « Doctor Angelicus » (médecin angélique), en hommage à la pureté exceptionnelle de son âme et de son corps. Cette appellation figure également sous forme d’inscription dans la partie inférieure de la pièce. Sur le côté gauche sont représentés un lys, symbole de chasteté, et l’église Saint-Thomas à Roccasecca. L’église a été le premier édifice religieux au monde érigé en l’honneur de Thomas d’Aquin, canonisé le 18 juillet 1323 par le pape Jean XXII. Sur le bord supérieur du cœur de la pièce figure l’inscription « CITTÀ DEL VATICANO ». L’année « 1274 » est inscrite à gauche et l’année « 2024 » à droite. Sur le bord inférieur figurent la marque d’atelier « R » et le nom de l’artiste « A. CICCONI ».
Sur l’anneau extérieur de la pièce sont représentées les douze étoiles du drapeau européen.
Contexte du sujet
Thomas d’Aquin naquit vers 1225 près de Roccasecca, dans l’actuel Latium, au sein d’une famille noble. Malgré l’opposition de sa famille, il entra dans l’ordre dominicain, encore récent à l’époque. Il étudia à Paris et à Cologne, notamment auprès d’Albert le Grand, puis enseigna à plusieurs reprises à l’université de Paris ainsi qu’en Italie. En 1274, il mourut au monastère cistercien de Fossanova, alors qu’il se rendait au deuxième concile de Lyon.
Son œuvre s’inscrit dans l’époque de la haute scolastique. Dans les universités médiévales, les questions théologiques et philosophiques étaient examinées selon une méthode précise : on formulait d’abord des objections, on leur opposait des arguments contraires, puis on élaborait une réponse motivée. Parallèlement, de nombreux écrits antiques, en particulier les œuvres d’Aristote, redevinrent plus largement accessibles en Europe occidentale grâce aux traductions. La question du rapport entre la philosophie antique et la révélation chrétienne se posa ainsi sous un jour nouveau.
Thomas défendait l’idée que la raison et la foi constituaient des voies différentes, mais compatibles, vers la vérité. Certaines connaissances pouvaient être acquises par l’être humain grâce à l’observation et au raisonnement logique ; d’autres reposaient sur la révélation. Il reprit des notions de la philosophie aristotélicienne et les intégra dans un système chrétien. Ses écrits traitent notamment de la théologie, de l’éthique, du droit naturel, de l’action humaine, de l’ordre politique et des sacrements. Ses arguments en faveur de la connaissabilité de Dieu marquèrent également les débats ultérieurs.
Au sein de l’Église catholique, Thomas devint une autorité théologique majeure. En 1567, le pape Pie V le proclama docteur de l’Église. En 1879, le pape Léon XIII recommanda de nouveau sa philosophie comme fondement de la formation catholique dans l’encyclique *Aeterni Patris*. Le thomisme influença ensuite tout particulièrement la formation des prêtres ainsi que les établissements d’enseignement supérieur catholiques.
Le choix de cet anniversaire par le Vatican s’explique par cette place durable dans la théologie, la philosophie et l’enseignement de l’Église. Cet anniversaire marquant de sa mort fut l’occasion de rendre hommage à un penseur dont les notions et les méthodes sont encore utilisées aujourd’hui dans les traditions d’enseignement catholiques.
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Tirages par type d’émission
Belle Épreuve
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Lettre numismatique
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