CC 90 2011
Pièce de 2 euros
BU Monnaie principale Émission bancaire
2 Euro Brillant Universel/BU
Pays-Bas · Erasmus « Laus Stultitiae
Tirage3 973 000
Date d’émission24 janv. 2011
Tranche inscriteGOD ★ ZIJ ★ MET ★ ONS ★
Cours du marché12,90 €
Motif de l’émission
La pièce commémorative rappelle le 500e anniversaire de la parution de « Laus Stultitiae » (Éloge de la folie) du philosophe, humaniste et théologien néerlandais Desiderus Erasmus. Le motif représente Erasmus en train de rédiger l’ouvrage ainsi qu’un portrait de la reine Beatrix. Entre les deux figurent à la verticale les mots « Beatrix Koningin der Nederlanden », à côté de l’année « 2011 » ainsi que les marques du maître de la Monnaie et de l’atelier monétaire.
Le motif
L’intérieur de la pièce représente Erasmus en train de rédiger son livre ainsi que le portrait de la reine Beatrix. Entre ces deux représentations figurent verticalement les mots « Beatrix Koningin der Nederlanden », à côté de l’année « 2011 » ainsi que les marques du maître-monnayeur et de l’atelier monétaire.
Sur l’anneau extérieur de la pièce sont représentées les douze étoiles du drapeau de l’Union européenne.
Sur l’anneau extérieur de la pièce sont représentées les douze étoiles du drapeau de l’Union européenne.
Contexte du sujet
Erasmus était originaire de Rotterdam, mais il vécut pendant de longues périodes notamment à Paris, en Angleterre, à Louvain, à Bâle et à Fribourg-en-Brisgau. Il appartenait ainsi à un monde savant organisé en réseau à l’échelle européenne, dans lequel les livres, les lettres et les idées circulaient au-delà des frontières politiques et linguistiques. Il écrivait principalement en latin, la langue commune du savoir de son époque. Outre ses propres écrits, il publia des éditions commentées d’auteurs antiques et de textes chrétiens. Son édition du Nouveau Testament grec devait permettre une étude plus précise des sources originales.
L’« Éloge de la folie » fut rédigé lors d’un séjour en Angleterre et est dédié à l’ami d’Erasmus, Thomas Morus. Le titre latin « Moriae encomium » contient également un jeu de mots sur son nom. Dans le texte, la Folie apparaît sous les traits d’un personnage et prononce un discours à sa propre gloire. Elle montre ainsi à quel point le comportement humain est marqué par l’amour-propre, la vanité, l’illusion de soi et les conventions sociales.
La satire vise de nombreux groupes, parmi lesquels les érudits, les princes, les courtisans, les religieux, les prédicateurs et les théologiens. Erasmus s’en prend avec une particulière vigueur aux apparences religieuses, à l’érudition stérile et à l’abus des charges ecclésiastiques. L’ouvrage n’est toutefois pas une simple attaque contre la religion. Derrière la satire se trouve sa conception d’un christianisme fondé sur la piété personnelle, l’instruction et l’exemple du Christ.
Erasmus critiquait les abus de l’Église, mais ne rejoignit pas la Réforme. Il entra dans une controverse publique avec Martin Luther au sujet du libre arbitre. Son attitude conciliante le plaça entre les camps confessionnels.
Pour les Pays-Bas, Erasmus constitue un lien entre l’origine nationale et l’histoire intellectuelle européenne. Son mode de vie au-delà des frontières, son œuvre en latin et son influence dans différents pays correspondent en outre au caractère européen d’une monnaie en euros destinée à la circulation.
L’« Éloge de la folie » fut rédigé lors d’un séjour en Angleterre et est dédié à l’ami d’Erasmus, Thomas Morus. Le titre latin « Moriae encomium » contient également un jeu de mots sur son nom. Dans le texte, la Folie apparaît sous les traits d’un personnage et prononce un discours à sa propre gloire. Elle montre ainsi à quel point le comportement humain est marqué par l’amour-propre, la vanité, l’illusion de soi et les conventions sociales.
La satire vise de nombreux groupes, parmi lesquels les érudits, les princes, les courtisans, les religieux, les prédicateurs et les théologiens. Erasmus s’en prend avec une particulière vigueur aux apparences religieuses, à l’érudition stérile et à l’abus des charges ecclésiastiques. L’ouvrage n’est toutefois pas une simple attaque contre la religion. Derrière la satire se trouve sa conception d’un christianisme fondé sur la piété personnelle, l’instruction et l’exemple du Christ.
Erasmus critiquait les abus de l’Église, mais ne rejoignit pas la Réforme. Il entra dans une controverse publique avec Martin Luther au sujet du libre arbitre. Son attitude conciliante le plaça entre les camps confessionnels.
Pour les Pays-Bas, Erasmus constitue un lien entre l’origine nationale et l’histoire intellectuelle européenne. Son mode de vie au-delà des frontières, son œuvre en latin et son influence dans différents pays correspondent en outre au caractère européen d’une monnaie en euros destinée à la circulation.
Analyse des prix eBay
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